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	<title>Mâchoire et ATM Archives &#8211; Cabinet des Hauts Pavés</title>
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	<description>Ostéo Kiné Nantes</description>
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	<title>Mâchoire et ATM Archives &#8211; Cabinet des Hauts Pavés</title>
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	<item>
		<title>Migraine, céphalées et mâchoire : quand les symptômes se croisent</title>
		<link>https://osteo-kine-nantes.com/2026/10/26/migraine-cephalees-machoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valentine GUR]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 08:29:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mâchoire et ATM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Coexister n’est pas causer : ce qui relève de la mâchoire, et ce qui reste du ressort du médecin.</p>
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<div class="vg-art">
<h2>L’essentiel</h2>
<p>Une douleur temporo-mandibulaire peut coexister avec une migraine ou une autre céphalée. Mais coexistence ne signifie pas causalité.</p>
<p>Une revue systématique avec méta-analyse associe les dysfonctionnements temporo-mandibulaires (DTM) douloureux à la céphalée de tension, à la migraine et aux céphalées chroniques ; elle ne retrouve pas d’association pour les DTM articulaires non douloureux, comme un claquement isolé. Le niveau de certitude de ces résultats reste faible à très faible [1].</p>
<p>Une personne migraineuse ne doit donc pas se faire expliquer d’emblée que « sa migraine vient de sa mâchoire ».</p>
<h2>Il existe néanmoins une céphalée attribuée aux DTM</h2>
<p>Le DC/TMD, la référence internationale pour le diagnostic des DTM, et la classification internationale des céphalées (ICHD-3) reconnaissent une catégorie particulière : la céphalée attribuée à un DTM [2, 3].</p>
<p>Il faut d’abord un DTM douloureux (douleur des muscles de la mâchoire ou de l’articulation elle-même). S’y ajoutent une douleur de la région temporale modifiée par les mouvements, la fonction ou les parafonctions de la mâchoire (serrer les dents, par exemple), et la reproduction de cette céphalée familière à la palpation du muscle temporal ou lors des mouvements de la mâchoire. Cette céphalée ne doit pas être mieux expliquée par un autre diagnostic [2, 3, 4]. Ces critères ont été validés, avec une sensibilité de 89 % et une spécificité de 87 % [4].</p>
<p>Ce n’est donc pas : « j’ai mal à la tête + ma mâchoire craque = ma mâchoire provoque mes migraines ». Il faut retrouver une cohérence clinique bien plus précise.</p>
<h2>Migraine et DTM peuvent aussi coexister indépendamment</h2>
<p>C’est probablement l’une des situations les plus fréquentes. Un patient peut avoir une migraine diagnostiquée et, en parallèle, une douleur du masséter ou une arthralgie temporo-mandibulaire (douleur de l’articulation elle-même).</p>
<p>Traiter l’un ne signifie pas traiter l’autre. L’intérêt du bilan est d’identifier ce qui relève du fonctionnement de la mâchoire et ce qui doit rester sous la responsabilité du médecin ou du neurologue.</p>
<h2>Certaines céphalées ne doivent jamais être banalisées</h2>
<p>La liste internationale SNNOOP10 rassemble les signaux d’alerte qui doivent faire rechercher une céphalée secondaire, c’est-à-dire liée à une autre maladie [5].</p>
<blockquote class="vg-alert"><p class="vg-t">Quand consulter d’abord</p><ul><li><b>Appelez le 15 (ou le 112)</b> : mal de tête explosif, maximal dès le début ; faiblesse ou engourdissement d’un côté du corps, visage qui se déforme, trouble de la parole, même bref, ou trouble de la vue nouveau ou inhabituel, même bref, avec ou sans mal de tête ; mal de tête avec raideur de la nuque, convulsions, confusion ou somnolence ; mal de tête après un choc violent à la tête ; plusieurs personnes du même logement ont mal à la tête : sortez, aérez et appelez, car il peut s’agir d’une intoxication au monoxyde de carbone [5, 6].</li><li><b>Appelez le 15 ou allez aux urgences</b> si un mal de tête inhabituel s’accompagne de fièvre sans autre explication, est apparu ou s’est nettement aggravé depuis moins d’une semaine, ou survient alors que vos défenses immunitaires sont affaiblies [6].</li><li><b>Voyez votre médecin le jour même</b> si, après 50 ans, apparaissent un mal de tête récent ou une douleur nouvelle de la tempe, une douleur de la mâchoire en mâchant, un cuir chevelu douloureux ou un trouble de la vue ; allez aux urgences si la vue baisse ou se dédouble, même brièvement [7]. De même, pendant une grossesse ou dans les 6 semaines après l’accouchement, en cas de nouveaux maux de tête qui ne passent pas avec le paracétamol, de troubles de la vue ou de gonflement soudain des mains ou du visage [6].</li><li><b>Voyez rapidement votre médecin</b> si vos maux de tête changent nettement, s’aggravent, ne cèdent plus à votre traitement habituel, se déclenchent à l’effort ou à la toux, varient selon la position, ou si vous avez eu un cancer [5, 6].</li></ul></blockquote>
<p>Les recommandations françaises de la Société française d’études des migraines et céphalées (SFEMC, 2021) sont la référence pour le diagnostic et la prise en charge de la migraine de l’adulte [6, 8].</p>
<p>Si vous prenez des antalgiques simples (paracétamol, aspirine, anti-inflammatoires) 15 jours par mois ou plus, ou des triptans, de la codéine, du tramadol ou des associations d’antalgiques 10 jours par mois ou plus, depuis plus de 3 mois, parlez-en à votre médecin : l’abus de médicaments peut lui-même entretenir les maux de tête [3, 6].</p>
<h2>Et l’ostéopathie ?</h2>
<p>Si une migraine a été correctement diagnostiquée, une prise en charge fonctionnelle peut éventuellement s’intéresser à une composante musculo-squelettique ou mandibulaire associée.</p>
<p>L’ostéopathie n’est pas présentée ici comme un traitement de la migraine. L’objectif est plus limité et plus défendable : évaluer si le patient présente, en parallèle, une douleur ou une limitation fonctionnelle de l’appareil manducateur (la mâchoire et les muscles de la mastication) et, lorsque c’est pertinent, prendre en charge cette composante, sans interrompre ni remplacer le suivi médical de la céphalée.</p>
<p>Aucune manipulation du cou n’est réalisée sans un diagnostic médical attestant l’absence de contre-indication, comme le prévoit la réglementation [9].</p>
<p>C’est précisément ce type de frontière qui permet une collaboration claire avec les médecins, les chirurgiens-dentistes, les orthodontistes et les ORL.</p>
<blockquote class="vg-cab"><p class="vg-t">Consultation spécialisée – douleurs de mâchoire, migraines, céphalées</p><p>Avec Valentine GUR · premier rendez-vous de 45 minutes. Votre mutuelle peut prendre en charge tout ou partie de la séance*, selon votre contrat : pensez à vérifier vos droits. Sur demande, une facture vous est fournie après la séance pour votre remboursement.<span class=b5-ast>*L’ostéopathie n’est pas remboursée par la Sécurité sociale.</span></p><p>Apportez, si vous les avez : le courrier de votre médecin, chirurgien-dentiste ou orthodontiste, vos examens récents (panoramique dentaire, cone beam, IRM), votre gouttière et la liste de vos traitements. Avec votre accord, un compte rendu peut être adressé au praticien qui vous suit.</p><p class="vg-cta"><a class="vg-btn" href="https://www.doctolib.fr/osteopathe/nantes/valentine-gur/booking/motives?specialityId=9&amp;telehealth=false&amp;placeId=practice-368254&amp;vmids%5B%5D=17169526&amp;vmids%5B%5D=17169530&amp;profile_skipped=true&amp;bookingFunnelSource=external_referral" target="_blank" rel="noopener">Prendre RDV · Mâchoire et ATM</a></p></blockquote>
<p class="vg-note"><em>Cet article fournit une information générale et ne remplace pas un diagnostic médical ou dentaire.</em></p>
<h2>Références</h2>
<ol class="vg-refs"><li>Réus JC, Polmann H, Souza BDM, Flores-Mir C, Gonçalves DAG, de Queiroz LP, et al. Association between primary headaches and temporomandibular disorders: a systematic review and meta-analysis. J Am Dent Assoc. 2022;153(2):120-31.e6. <a href="https://doi.org/10.1016/j.adaj.2021.07.021" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1016/j.adaj.2021.07.021</a></li><li>Schiffman E, Ohrbach R, Truelove E, Look J, Anderson G, Goulet JP, et al. Diagnostic Criteria for Temporomandibular Disorders (DC/TMD) for clinical and research applications: recommendations of the International RDC/TMD Consortium Network and Orofacial Pain Special Interest Group. J Oral Facial Pain Headache. 2014;28(1):6-27. <a href="https://doi.org/10.11607/jop.1151" target="_blank" rel="noopener">doi:10.11607/jop.1151</a></li><li>Headache Classification Committee of the International Headache Society (IHS). The International Classification of Headache Disorders, 3rd edition. Cephalalgia. 2018;38(1):1-211. <a href="https://doi.org/10.1177/0333102417738202" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1177/0333102417738202</a></li><li>Schiffman E, Ohrbach R, List T, Anderson G, Jensen R, John MT, et al. Diagnostic criteria for headache attributed to temporomandibular disorders. Cephalalgia. 2012;32(9):683-92. <a href="https://doi.org/10.1177/0333102412446312" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1177/0333102412446312</a></li><li>Do TP, Remmers A, Schytz HW, Schankin C, Nelson SE, Obermann M, et al. Red and orange flags for secondary headaches in clinical practice: SNNOOP10 list. Neurology. 2019;92(3):134-44. <a href="https://doi.org/10.1212/WNL.0000000000006697" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1212/WNL.0000000000006697</a></li><li>Demarquay G, Moisset X, Lantéri-Minet M, de Gaalon S, Donnet A, Giraud P, et al. Revised guidelines of the French Headache Society for the diagnosis and management of migraine in adults. Part 1: Diagnosis and assessment. Rev Neurol (Paris). 2021;177(7):725-33. <a href="https://doi.org/10.1016/j.neurol.2021.07.001" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1016/j.neurol.2021.07.001</a></li><li>van der Geest KSM, Sandovici M, Brouwer E, Mackie SL. Diagnostic accuracy of symptoms, physical signs, and laboratory tests for giant cell arteritis: a systematic review and meta-analysis. JAMA Intern Med. 2020;180(10):1295-304. <a href="https://doi.org/10.1001/jamainternmed.2020.3050" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1001/jamainternmed.2020.3050</a></li><li>Demarquay G, Mawet J, Guégan-Massardier E, de Gaalon S, Donnet A, Giraud P, et al. Revised guidelines of the French Headache Society for the diagnosis and management of migraine in adults. Part 3: Non-pharmacological treatment. Rev Neurol (Paris). 2021;177(7):753-9. <a href="https://doi.org/10.1016/j.neurol.2021.07.009" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1016/j.neurol.2021.07.009</a></li><li>Décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie, article 3. <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000462001" target="_blank" rel="noopener">legifrance.gouv.fr</a></li></ol>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Stress, sommeil et mâchoire : quel lien ?</title>
		<link>https://osteo-kine-nantes.com/2026/10/26/stress-sommeil-machoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valentine GUR]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 08:29:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mâchoire et ATM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce que les études relient vraiment, et ce qu’il ne faut pas en conclure.</p>
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<div class="vg-art">
<h2>L’essentiel</h2>
<p>Oui, il existe des liens entre douleur temporo-mandibulaire, sommeil et facteurs psychologiques.</p>
<p>Non, cela ne signifie pas que « tout est dans la tête », ni que « le stress provoque forcément les DTM ».</p>
<p>Les dysfonctionnements temporo-mandibulaires (DTM) sont multifactoriels. C’est pourquoi le DC/TMD, la référence internationale, associe à l’examen physique (axe I) une seconde dimension (axe II) consacrée au retentissement de la douleur, à certains facteurs psychosociaux et aux comportements de la mâchoire [1].</p>
<h2>Stress et douleur : une association n’est pas une cause simple</h2>
<p>Les études retrouvent souvent davantage d’anxiété, de stress ou de symptômes dépressifs chez les personnes qui ont un DTM douloureux. Mais une association peut fonctionner dans plusieurs sens :</p>
<ul><li>la douleur peut altérer le sommeil et augmenter l’inquiétude ;</li><li>un sommeil perturbé peut augmenter la sensibilité à la douleur ;</li><li>une période de stress peut modifier certains comportements de la mâchoire.</li></ul>
<p>Et ces phénomènes peuvent ensuite s’entretenir.</p>
<p>Une méta-analyse de 2025, portant sur 21 études, associe l’anxiété, la dépression, le stress et la somatisation aux DTM. Ses auteurs rappellent que des études suivant les patients dans le temps restent nécessaires pour savoir ce qui vient en premier ; ces résultats ne permettent pas non plus de résumer un patient à une cause psychologique [2].</p>
<p>L’étude française portant sur 595 patients va dans le même sens : elle met en évidence certaines vulnérabilités, mais conclut qu’il n’existe pas de profil médical spécifique du patient DTM [3].</p>
<h2>Et le sommeil ?</h2>
<p>L’association entre une mauvaise qualité de sommeil ressentie et les DTM est retrouvée dans plusieurs travaux.</p>
<p>Une méta-analyse de 19 études utilisant les critères RDC/TMD ou DC/TMD montre une association nette entre mauvaise qualité de sommeil et les différentes catégories de DTM, plus marquée pour les douleurs musculaires et l’arthralgie (douleur de l’articulation) [4]. Une revue de revues publiée en 2024 retrouve également ce lien entre troubles du sommeil et DTM, tout en soulignant les limites méthodologiques de la littérature [5].</p>
<p>Ce que l’on peut dire raisonnablement : le sommeil mérite d’être interrogé chez un patient douloureux.</p>
<p>Ce que l’on ne peut pas dire : « votre ATM est douloureuse parce que vous dormez mal ».</p>
<h2>Et le nerf vague ?</h2>
<p>Le système nerveux autonome participe bien à la régulation de nombreuses fonctions de l’organisme. Mais le « nerf vague » est parfois utilisé comme une explication universelle de phénomènes très différents.</p>
<p>À ce jour, une douleur de la mâchoire ne se diagnostique pas en évoquant un « nerf vague bloqué », et une mesure de la variabilité de la fréquence cardiaque n’est pas un test diagnostique des DTM. Dans la grande étude OPPERA, qui a suivi les participants dans le temps, les mesures du système nerveux autonome ne prédisaient pas, ou très peu, l’apparition d’un DTM [6].</p>
<p>La physiologie du système nerveux autonome est un sujet de recherche intéressant ; elle ne doit pas devenir une explication passe-partout.</p>
<h2>Ce que l’on peut réellement travailler</h2>
<p>Chez un patient dont les symptômes s’inscrivent dans une douleur persistante, le raisonnement peut inclure le fonctionnement de la mâchoire, l’activité physique, le sommeil, certains comportements, le niveau de stress et les stratégies d’adaptation.</p>
<p>Pour les douleurs chroniques de DTM, la recommandation internationale publiée dans le BMJ en 2023 accorde une place importante à l’éducation, aux exercices et à la thérapie cognitivo-comportementale [7].</p>
<p>En cas de ronflements importants, de pauses respiratoires observées, de somnolence dans la journée ou de suspicion d’apnée du sommeil, l’objectif n’est pas de « travailler le nerf vague » : c’est d’orienter vers une évaluation médicale adaptée, en commençant par votre médecin traitant [8]. De même, si l’anxiété, la tristesse ou les troubles du sommeil pèsent sur votre vie quotidienne, parlez-en à votre médecin.</p>
<blockquote class="vg-alert"><p class="vg-t">Quand consulter d’abord, sans attendre</p><ul><li><b>Appelez le 15 (ou le 112)</b> : douleur de la mâchoire à l’effort, ou avec une douleur dans la poitrine, un essoufflement ou des sueurs ; faiblesse d’un côté du corps, visage qui se déforme, trouble de la parole, même bref, ou trouble de la vue nouveau ou inhabituel, même bref ; mal de tête explosif, maximal dès le début ; gonflement du visage ou du cou qui s’étend vite, avec difficulté à avaler ou à respirer.</li><li><b>Sans attendre</b> : aux urgences après un choc sur la mâchoire, surtout si les dents ne s’emboîtent plus comme avant ; aux urgences ou chez un chirurgien-dentiste si la bouche reste bloquée ouverte.</li><li><b>Le jour même</b> : votre médecin si, après 50 ans, apparaissent un mal de tête récent, une douleur de la mâchoire en mâchant, un cuir chevelu douloureux ou un trouble de la vue (aux urgences si la vue baisse) ; votre chirurgien-dentiste ou votre médecin en cas de gonflement du visage ou de la gencive, de fièvre ou de douleur dentaire importante.</li><li><b>Rapidement, un médecin ou un chirurgien-dentiste</b> : ouverture de la bouche qui diminue peu à peu, dents qui ne s’emboîtent plus comme avant, engourdissement de la lèvre, du menton ou du visage.</li></ul><p>Liste complète des signes d’alerte : page <a href="/machoire-atm-migraines-cephalees/">Mâchoire, ATM, migraines et céphalées</a>.</p></blockquote>
<blockquote class="vg-cab"><p class="vg-t">Consultation spécialisée – douleurs de mâchoire, migraines, céphalées</p><p>Avec Valentine GUR · premier rendez-vous de 45 minutes. Votre mutuelle peut prendre en charge tout ou partie de la séance*, selon votre contrat : pensez à vérifier vos droits. Sur demande, une facture vous est fournie après la séance pour votre remboursement.<span class=b5-ast>*L’ostéopathie n’est pas remboursée par la Sécurité sociale.</span></p><p>Apportez, si vous les avez : le courrier de votre médecin, chirurgien-dentiste ou orthodontiste, vos examens récents (panoramique dentaire, cone beam, IRM), votre gouttière et la liste de vos traitements. Avec votre accord, un compte rendu peut être adressé au praticien qui vous suit.</p><p class="vg-cta"><a class="vg-btn" href="https://www.doctolib.fr/osteopathe/nantes/valentine-gur/booking/motives?specialityId=9&amp;telehealth=false&amp;placeId=practice-368254&amp;vmids%5B%5D=17169526&amp;vmids%5B%5D=17169530&amp;profile_skipped=true&amp;bookingFunnelSource=external_referral" target="_blank" rel="noopener">Prendre RDV · Mâchoire et ATM</a></p></blockquote>
<p class="vg-note"><em>Cet article fournit une information générale et ne remplace pas un diagnostic médical ou dentaire.</em></p>
<h2>Références</h2>
<ol class="vg-refs"><li>Schiffman E, Ohrbach R, Truelove E, Look J, Anderson G, Goulet JP, et al. Diagnostic Criteria for Temporomandibular Disorders (DC/TMD) for clinical and research applications: recommendations of the International RDC/TMD Consortium Network and Orofacial Pain Special Interest Group. J Oral Facial Pain Headache. 2014;28(1):6-27. <a href="https://doi.org/10.11607/jop.1151" target="_blank" rel="noopener">doi:10.11607/jop.1151</a></li><li>Saini RS, Quadri SA, Mosaddad SA, Heboyan A. The relationship between psychological factors and temporomandibular disorders: a systematic review and meta-analysis. Head Face Med. 2025;21(1):46. <a href="https://doi.org/10.1186/s13005-025-00522-9" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1186/s13005-025-00522-9</a></li><li>Robin O, Audignon AL, Gebeile-Chauty S. Quel est le profil médical des patients consultant pour des dysfonctionnements temporo-mandibulaires ? Une étude descriptive et analytique sur 595 cas. Orthod Fr. 2026;97(2):189-99. <a href="https://doi.org/10.1684/orthodfr.2026.232" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1684/orthodfr.2026.232</a></li><li>Roithmann CC, Silva CAGD, Pattussi MP, Grossi ML. Subjective sleep quality and temporomandibular disorders: systematic literature review and meta-analysis. J Oral Rehabil. 2021;48(12):1380-94. <a href="https://doi.org/10.1111/joor.13265" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1111/joor.13265</a></li><li>Rigon M, Obara K, Paixão L, Cardoso JR, Machado Junior AJ. Relationship between temporomandibular and sleep disorders in adults: an overview of systematic reviews. Sleep Med. 2024;124:404-15. <a href="https://doi.org/10.1016/j.sleep.2024.10.002" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1016/j.sleep.2024.10.002</a></li><li>Greenspan JD, Slade GD, Bair E, Dubner R, Fillingim RB, Ohrbach R, et al. Pain sensitivity and autonomic factors associated with development of TMD: the OPPERA prospective cohort study. J Pain. 2013;14(12 Suppl):T63-74. <a href="https://doi.org/10.1016/j.jpain.2013.06.007" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1016/j.jpain.2013.06.007</a></li><li>Busse JW, Casassus R, Carrasco-Labra A, Durham J, Mock D, Zakrzewska JM, et al. Management of chronic pain associated with temporomandibular disorders: a clinical practice guideline. BMJ. 2023;383:e076227. <a href="https://doi.org/10.1136/bmj-2023-076227" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1136/bmj-2023-076227</a></li><li>Assurance Maladie. Symptômes, diagnostic et évolution de l’apnée du sommeil. 2026. <a href="https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/apnee-du-sommeil/symptomes-diagnostic-evolution" target="_blank" rel="noopener">ameli.fr</a></li></ol>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Mâchoire bloquée : faut-il essayer de la « remettre en place » ?</title>
		<link>https://osteo-kine-nantes.com/2026/10/26/machoire-bloquee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valentine GUR]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 08:29:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mâchoire et ATM]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://osteo-kine-nantes.com/?p=18912</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bouche qui ne s’ouvre plus, ou qui ne se referme plus : deux situations différentes, à ne pas manipuler au hasard.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<style>.vg-art{max-width:760px;margin:0 auto}.vg-art h1{color:#3d3d3d;font-size:32px;line-height:1.25;margin:0 0 16px;padding:0}.vg-art h2{color:#005450;font-size:24px;line-height:1.3;margin:30px 0 10px;padding:0}.vg-art h3{color:#005450;font-size:20px;line-height:1.3;margin:22px 0 8px;padding:0}.vg-art p,.vg-art li{font-size:17px;line-height:1.65}.vg-art ol.vg-refs li{font-size:14px;line-height:1.5;word-break:break-word}.vg-art blockquote{border:0;padding:0;margin:0;font-style:normal}.vg-art .vg-alert{background:#faf3e9;border-left:4px solid #c46227;border-radius:12px;padding:18px 20px;margin:10px 0 18px;color:#5b4636;font-size:16px;line-height:1.6}.vg-art .vg-alert .vg-t{color:#7a3e12;font-size:20px;font-weight:600;margin:0 0 8px;padding:0;line-height:1.3}.vg-art .vg-alert ul{padding:0 0 0 20px;margin:0}.vg-art .vg-alert li{margin:0 0 8px;list-style:disc;color:#5b4636;font-size:16px}.vg-art .vg-alert p{font-size:16px;margin:0 0 10px;padding:0;color:#5b4636}.vg-art .vg-alert p:last-child{margin-bottom:0}.vg-art .vg-alert b,.vg-art .vg-alert a{color:#7a3e12}.vg-art .vg-cab{background:#005450;color:#fff;border-radius:12px;padding:22px 22px 20px;margin:20px 0 30px;font-size:16px;line-height:1.6}.vg-art .vg-cab .vg-t{color:#fff;font-size:22px;font-weight:600;margin:0 0 8px;padding:0;line-height:1.3}.vg-art .vg-cab p{color:#fff;margin:0 0 12px;padding:0;font-size:16px}.vg-art .vg-cab p.vg-cta{margin:4px 0 0}.vg-art a.vg-btn{display:inline-block;background:#88af9a;color:#fff!important;border-radius:12px;padding:10px 20px;font-weight:600;font-size:17px;text-decoration:none!important}.vg-art p.vg-note{font-size:15px;color:#6b7b75}.vg-art .vg-cards{display:grid;grid-template-columns:repeat(3,1fr);gap:14px;margin:12px 0 10px}.vg-art a.vg-card{display:block;background:#fff;border:1px solid #e3e9e6;border-radius:10px;padding:12px 14px;text-decoration:none!important;color:#3d4f48!important;box-shadow:0 2px 8px rgba(0,0,0,.04)}.vg-art .vg-card-l{display:block;font-size:12px;letter-spacing:.06em;text-transform:uppercase;color:#6b8f7d;margin:0 0 4px}.vg-art .vg-card-t{display:block;font-size:15px;line-height:1.4;color:#2f3f39}@media (max-width:980px){.vg-art .vg-cards{grid-template-columns:1fr 1fr}}@media (max-width:767px){.vg-art .vg-cards{grid-template-columns:1fr}.vg-art h1{font-size:27px}}</style>
<div class="vg-art">
<h2>L’essentiel</h2>
<p>Une mâchoire peut être « bloquée » de deux manières très différentes : soit la bouche n’arrive plus à s’ouvrir correctement, soit, au contraire, elle reste ouverte et ne se referme plus.</p>
<p>Ce ne sont pas les mêmes situations. Et une mâchoire véritablement bloquée ne doit pas être manipulée au hasard.</p>
<h2>Lorsque la bouche reste bloquée ouverte</h2>
<p>Il peut s’agir d’une luxation de la mâchoire : le condyle de la mandibule passe en avant de l’éminence articulaire (le relief osseux situé devant l’articulation) et ne revient pas en place. Le diagnostic est essentiellement clinique : la mandibule reste fixée en position ouverte et la fermeture devient impossible [1].</p>
<p>La prise en charge repose sur une réduction réalisée sans délai par un professionnel habilité — médecin des urgences, chirurgien maxillo-facial ou chirurgien-dentiste —, au besoin sous sédation ; après un choc, une radiographie permet d’écarter une fracture. Plus le délai augmente, plus la réduction peut être difficile, et une luxation ancienne peut nécessiter une chirurgie [1, 2].</p>
<p>Une bouche bloquée ouverte justifie donc une prise en charge urgente, aux urgences ou chez un chirurgien-dentiste, sans attendre. Ce n’est pas une situation pour laquelle on prend rendez-vous quelques jours plus tard pour « remettre l’ATM ».</p>
<h2>Lorsque la bouche s’ouvre mal</h2>
<p>Les causes sont nombreuses. Une limitation de l’ouverture peut être liée à un dysfonctionnement temporo-mandibulaire (DTM) musculaire, à un déplacement du disque sans réduction, à une inflammation, à une infection dentaire, à un traumatisme ou à d’autres causes qu’il faut différencier. Une ouverture qui diminue progressivement, sans explication, doit être vue rapidement par un médecin ou un chirurgien-dentiste [3].</p>
<p>Le DC/TMD, la référence internationale, s’appuie sur l’histoire du blocage, son retentissement et des mesures standardisées de l’ouverture. Par exemple, le déplacement discal sans réduction avec limitation d’ouverture associe un blocage assez important pour gêner l’alimentation et une ouverture maximale assistée inférieure à 40 mm : c’est le seul déplacement du disque que l’examen clinique reconnaît de façon fiable sans imagerie ; pour les autres, la référence reste l’IRM [4].</p>
<p>Une mesure d’ouverture n’a toutefois de valeur que replacée dans l’ensemble du tableau clinique.</p>
<h2>Pourquoi « remettre la mâchoire » est une expression trompeuse</h2>
<p>Parce qu’elle suggère qu’une structure serait simplement sortie de sa place et qu’une manipulation suffirait toujours à la repositionner. Dans la majorité des DTM, ce modèle est trop simpliste.</p>
<p>Même lorsqu’un déplacement du disque est suspecté, l’objectif n’est pas nécessairement de « repositionner » le disque. Les recommandations privilégient une prise en charge initiale conservatrice de la douleur et de la fonction, lorsque la situation ne relève pas d’une urgence ou d’une pathologie nécessitant un traitement spécifique [5, 6].</p>
<h2>Quelle place pour une prise en charge fonctionnelle ?</h2>
<p>Après exclusion des situations qui nécessitent un diagnostic ou un traitement médical ou dentaire, un bilan fonctionnel peut explorer l’ouverture, les latéralités, la trajectoire de la mâchoire, la douleur musculaire et les difficultés fonctionnelles.</p>
<p>L’objectif est de restaurer progressivement une fonction confortable, et non de promettre une correction anatomique non démontrée.</p>
<p>L’expression « ostéopathe maxillo-facial » ne désigne pas une spécialité reconnue : le titre d’ostéopathe ne comporte pas de spécialité [7], et la chirurgie maxillo-faciale est une spécialité médicale. Il est plus juste de parler d’un ostéopathe ayant développé une pratique et une formation orientées vers la sphère oro-maxillo-faciale.</p>
<blockquote class="vg-alert"><p class="vg-t">Quand consulter d’abord, sans attendre</p><ul><li><b>Appelez le 15 (ou le 112)</b> : douleur de la mâchoire à l’effort, ou avec une douleur dans la poitrine, un essoufflement ou des sueurs ; faiblesse d’un côté du corps, visage qui se déforme, trouble de la parole, même bref, ou trouble de la vue nouveau ou inhabituel, même bref ; mal de tête explosif, maximal dès le début ; gonflement du visage ou du cou qui s’étend vite, avec difficulté à avaler ou à respirer.</li><li><b>Sans attendre</b> : aux urgences après un choc sur la mâchoire, surtout si les dents ne s’emboîtent plus comme avant ; aux urgences ou chez un chirurgien-dentiste si la bouche reste bloquée ouverte.</li><li><b>Le jour même</b> : votre médecin si, après 50 ans, apparaissent un mal de tête récent, une douleur de la mâchoire en mâchant, un cuir chevelu douloureux ou un trouble de la vue (aux urgences si la vue baisse) ; votre chirurgien-dentiste ou votre médecin en cas de gonflement du visage ou de la gencive, de fièvre ou de douleur dentaire importante.</li><li><b>Rapidement, un médecin ou un chirurgien-dentiste</b> : ouverture de la bouche qui diminue peu à peu, dents qui ne s’emboîtent plus comme avant, engourdissement de la lèvre, du menton ou du visage.</li></ul><p>Liste complète des signes d’alerte : page <a href="/machoire-atm-migraines-cephalees/">Mâchoire, ATM, migraines et céphalées</a>.</p></blockquote>
<blockquote class="vg-cab"><p class="vg-t">Consultation spécialisée – douleurs de mâchoire, migraines, céphalées</p><p>Avec Valentine GUR · premier rendez-vous de 45 minutes. Votre mutuelle peut prendre en charge tout ou partie de la séance*, selon votre contrat : pensez à vérifier vos droits. Sur demande, une facture vous est fournie après la séance pour votre remboursement.<span class=b5-ast>*L’ostéopathie n’est pas remboursée par la Sécurité sociale.</span></p><p>Apportez, si vous les avez : le courrier de votre médecin, chirurgien-dentiste ou orthodontiste, vos examens récents (panoramique dentaire, cone beam, IRM), votre gouttière et la liste de vos traitements. Avec votre accord, un compte rendu peut être adressé au praticien qui vous suit.</p><p class="vg-cta"><a class="vg-btn" href="https://www.doctolib.fr/osteopathe/nantes/valentine-gur/booking/motives?specialityId=9&amp;telehealth=false&amp;placeId=practice-368254&amp;vmids%5B%5D=17169526&amp;vmids%5B%5D=17169530&amp;profile_skipped=true&amp;bookingFunnelSource=external_referral" target="_blank" rel="noopener">Prendre RDV · Mâchoire et ATM</a></p></blockquote>
<p class="vg-note"><em>Cet article fournit une information générale et ne remplace pas un diagnostic médical ou dentaire.</em></p>
<h2>Références</h2>
<ol class="vg-refs"><li>Prechel U, Ottl P, Ahlers OM, Neff A. The treatment of temporomandibular joint dislocation. Dtsch Arztebl Int. 2018;115(5):59-64. <a href="https://doi.org/10.3238/arztebl.2018.0059" target="_blank" rel="noopener">doi:10.3238/arztebl.2018.0059</a></li><li>Neff A, McLeod N, Spijkervet F, Riechmann M, Vieth U, Kolk A, et al. The ESTMJS (European Society of Temporomandibular Joint Surgeons) consensus and evidence-based recommendations on management of condylar dislocation. J Clin Med. 2021;10(21):5068. <a href="https://doi.org/10.3390/jcm10215068" target="_blank" rel="noopener">doi:10.3390/jcm10215068</a></li><li>NHS Greater Glasgow and Clyde. TMD: red flags and serious pathology. Right Decision Service; 2024. <a href="https://rightdecisions.scot.nhs.uk/ggc-msk-index/tmd/red-flags-and-serious-pathology" target="_blank" rel="noopener">rightdecisions.scot.nhs.uk</a></li><li>Schiffman E, Ohrbach R, Truelove E, Look J, Anderson G, Goulet JP, et al. Diagnostic Criteria for Temporomandibular Disorders (DC/TMD) for clinical and research applications: recommendations of the International RDC/TMD Consortium Network and Orofacial Pain Special Interest Group. J Oral Facial Pain Headache. 2014;28(1):6-27. <a href="https://doi.org/10.11607/jop.1151" target="_blank" rel="noopener">doi:10.11607/jop.1151</a></li><li>Beecroft E, Palmer J, Penlington C, Avery L, Aggarwal V, Chase M, et al. Management of painful temporomandibular disorder in adults. NHS England (GIRFT), Royal College of Surgeons of England; 2024 (version 1.1, 2025). <a href="https://www.rcseng.ac.uk/-/media/FDS/Comprehensive-guideline-Management-of-painful-Temporomandibular-disorder-in-adults.pdf" target="_blank" rel="noopener">rcseng.ac.uk</a></li><li>Al-Baghdadi M, Durham J, Araujo-Soares V, Robalino S, Errington L, Steele J. TMJ disc displacement without reduction management: a systematic review. J Dent Res. 2014;93(7 Suppl):37S-51S. <a href="https://doi.org/10.1177/0022034514528333" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1177/0022034514528333</a></li><li>Décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie. <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000462001" target="_blank" rel="noopener">legifrance.gouv.fr</a></li></ol>
</div>
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		<item>
		<title>Bruxisme : serrer ou grincer des dents, de quoi parle-t-on vraiment ?</title>
		<link>https://osteo-kine-nantes.com/2026/10/26/bruxisme-serrer-grincer-des-dents/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valentine GUR]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 08:29:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mâchoire et ATM]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://osteo-kine-nantes.com/?p=18911</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bruxisme d’éveil, bruxisme du sommeil : deux phénomènes qui ne s’évaluent pas de la même façon.</p>
<p>The post <a href="https://osteo-kine-nantes.com/2026/10/26/bruxisme-serrer-grincer-des-dents/">Bruxisme : serrer ou grincer des dents, de quoi parle-t-on vraiment ?</a> appeared first on <a href="https://osteo-kine-nantes.com">Cabinet des Hauts Pavés</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<style>.vg-art{max-width:760px;margin:0 auto}.vg-art h1{color:#3d3d3d;font-size:32px;line-height:1.25;margin:0 0 16px;padding:0}.vg-art h2{color:#005450;font-size:24px;line-height:1.3;margin:30px 0 10px;padding:0}.vg-art h3{color:#005450;font-size:20px;line-height:1.3;margin:22px 0 8px;padding:0}.vg-art p,.vg-art li{font-size:17px;line-height:1.65}.vg-art ol.vg-refs li{font-size:14px;line-height:1.5;word-break:break-word}.vg-art blockquote{border:0;padding:0;margin:0;font-style:normal}.vg-art .vg-alert{background:#faf3e9;border-left:4px solid #c46227;border-radius:12px;padding:18px 20px;margin:10px 0 18px;color:#5b4636;font-size:16px;line-height:1.6}.vg-art .vg-alert .vg-t{color:#7a3e12;font-size:20px;font-weight:600;margin:0 0 8px;padding:0;line-height:1.3}.vg-art .vg-alert ul{padding:0 0 0 20px;margin:0}.vg-art .vg-alert li{margin:0 0 8px;list-style:disc;color:#5b4636;font-size:16px}.vg-art .vg-alert p{font-size:16px;margin:0 0 10px;padding:0;color:#5b4636}.vg-art .vg-alert p:last-child{margin-bottom:0}.vg-art .vg-alert b,.vg-art .vg-alert a{color:#7a3e12}.vg-art .vg-cab{background:#005450;color:#fff;border-radius:12px;padding:22px 22px 20px;margin:20px 0 30px;font-size:16px;line-height:1.6}.vg-art .vg-cab .vg-t{color:#fff;font-size:22px;font-weight:600;margin:0 0 8px;padding:0;line-height:1.3}.vg-art .vg-cab p{color:#fff;margin:0 0 12px;padding:0;font-size:16px}.vg-art .vg-cab p.vg-cta{margin:4px 0 0}.vg-art a.vg-btn{display:inline-block;background:#88af9a;color:#fff!important;border-radius:12px;padding:10px 20px;font-weight:600;font-size:17px;text-decoration:none!important}.vg-art p.vg-note{font-size:15px;color:#6b7b75}.vg-art .vg-cards{display:grid;grid-template-columns:repeat(3,1fr);gap:14px;margin:12px 0 10px}.vg-art a.vg-card{display:block;background:#fff;border:1px solid #e3e9e6;border-radius:10px;padding:12px 14px;text-decoration:none!important;color:#3d4f48!important;box-shadow:0 2px 8px rgba(0,0,0,.04)}.vg-art .vg-card-l{display:block;font-size:12px;letter-spacing:.06em;text-transform:uppercase;color:#6b8f7d;margin:0 0 4px}.vg-art .vg-card-t{display:block;font-size:15px;line-height:1.4;color:#2f3f39}@media (max-width:980px){.vg-art .vg-cards{grid-template-columns:1fr 1fr}}@media (max-width:767px){.vg-art .vg-cards{grid-template-columns:1fr}.vg-art h1{font-size:27px}}</style>
<div class="vg-art">
<h2>L’essentiel</h2>
<p>Le mot « bruxisme » recouvre plusieurs phénomènes : serrer ou grincer des dents, mais aussi bloquer ou pousser la mâchoire.</p>
<p>Le consensus international distingue le bruxisme d’éveil et le bruxisme du sommeil. Ils ne s’évaluent ni ne s’expliquent tout à fait de la même manière [1, 2].</p>
<p>Depuis sa mise à jour de 2025, le consensus international définit le bruxisme comme un comportement des muscles de la mâchoire, et non comme une maladie : selon les cas, il peut être un facteur de risque, un facteur protecteur ou rester sans conséquence, et il peut être associé à d’autres problèmes de santé [2]. La version de 2018 réservait cette lecture aux personnes « par ailleurs en bonne santé » [1].</p>
<p>Cela change beaucoup la manière d’en parler.</p>
<h2>« Je serre les dents, donc je suis stressé » ?</h2>
<p>Parfois, le stress intervient. Mais ce raccourci est insuffisant.</p>
<p>Le stress et l’anxiété sont surtout associés au bruxisme d’éveil, qui peut aussi accompagner certaines habitudes de concentration, de tension ou de sollicitation de la mâchoire [3].</p>
<p>Le bruxisme du sommeil relève d’une physiologie différente : ses épisodes surviennent surtout lors de brefs micro-éveils, après une activation du système nerveux [4, 5].</p>
<p>Il n’existe donc pas une cause unique du bruxisme. Et, contrairement à une idée ancienne, l’occlusion (la façon dont les dents s’emboîtent) ne l’explique pas : dans une étude, elle ne rendait compte que de 4,6 % des différences entre les personnes qui déclarent serrer ou grincer des dents et les autres [6].</p>
<h2>Comment sait-on qu’une personne bruxe ?</h2>
<p>Il existe plusieurs niveaux d’information. Le patient peut rapporter un serrement ou un grincement ; son entourage peut entendre des grincements nocturnes ; le chirurgien-dentiste peut observer certaines conséquences possibles sur les dents ou les muscles.</p>
<p>Mais l’usure dentaire seule ne prouve pas qu’un bruxisme soit actuellement actif.</p>
<p>Le consensus international gradue ainsi le diagnostic : bruxisme « possible » sur le seul récit, « probable » avec l’examen clinique, « certain » avec une mesure instrumentale [1]. Pour le bruxisme du sommeil, la mesure instrumentale repose sur l’enregistrement de l’activité des muscles de la mâchoire pendant le sommeil (électromyographie), parfois complété par un enregistrement audio-vidéo, par exemple lors d’une polysomnographie [1].</p>
<h2>Quel rapport avec les DTM ?</h2>
<p>Une activité répétée de la mâchoire peut, chez certains patients, être associée à des douleurs musculaires ou participer au maintien des symptômes de dysfonctionnement temporo-mandibulaire (DTM).</p>
<p>Mais cela ne signifie pas « bruxisme = DTM », ni « DTM = bruxisme ». La relation dépend du patient et du contexte.</p>
<p>Le questionnaire Oral Behaviors Checklist (OBC), qui fait partie des outils de l’axe II du DC/TMD, la référence internationale, explore 21 comportements de la mâchoire, à l’éveil et pendant le sommeil, sans réduire le problème à un seul mécanisme [7].</p>
<h2>Une gouttière arrête-t-elle le bruxisme ?</h2>
<p>Pas nécessairement.</p>
<p>Une orthèse peut être proposée par un chirurgien-dentiste dans certaines situations, notamment en fonction des conséquences dentaires ou du contexte clinique. Mais porter une gouttière ne revient pas à supprimer l’activité musculaire : les preuves ne permettent pas d’affirmer qu’elle traite le bruxisme du sommeil [8, 9].</p>
<p>Le choix et le suivi d’une orthèse restent du ressort du chirurgien-dentiste. En cas de ronflements, de pauses respiratoires pendant le sommeil ou de somnolence dans la journée, parlez-en à votre médecin, et signalez-le à votre chirurgien-dentiste avant la pose d’une gouttière de nuit [4].</p>
<h2>Et l’ostéopathie ?</h2>
<p>L’ostéopathie n’est pas présentée ici comme un traitement du bruxisme.</p>
<p>En revanche, lorsqu’une personne qui bruxe souffre aussi de douleurs musculaires, d’une limitation ou d’une gêne de la mâchoire, une prise en charge fonctionnelle conservatrice peut être discutée, en complément du suivi dentaire.</p>
<p>L’objectif est alors la fonction et les symptômes associés, pas la promesse de faire disparaître le bruxisme.</p>
<blockquote class="vg-alert"><p class="vg-t">Quand consulter d’abord, sans attendre</p><ul><li><b>Appelez le 15 (ou le 112)</b> : douleur de la mâchoire à l’effort, ou avec une douleur dans la poitrine, un essoufflement ou des sueurs ; faiblesse d’un côté du corps, visage qui se déforme, trouble de la parole, même bref, ou trouble de la vue nouveau ou inhabituel, même bref ; mal de tête explosif, maximal dès le début ; gonflement du visage ou du cou qui s’étend vite, avec difficulté à avaler ou à respirer.</li><li><b>Sans attendre</b> : aux urgences après un choc sur la mâchoire, surtout si les dents ne s’emboîtent plus comme avant ; aux urgences ou chez un chirurgien-dentiste si la bouche reste bloquée ouverte.</li><li><b>Le jour même</b> : votre médecin si, après 50 ans, apparaissent un mal de tête récent, une douleur de la mâchoire en mâchant, un cuir chevelu douloureux ou un trouble de la vue (aux urgences si la vue baisse) ; votre chirurgien-dentiste ou votre médecin en cas de gonflement du visage ou de la gencive, de fièvre ou de douleur dentaire importante.</li><li><b>Rapidement, un médecin ou un chirurgien-dentiste</b> : ouverture de la bouche qui diminue peu à peu, dents qui ne s’emboîtent plus comme avant, engourdissement de la lèvre, du menton ou du visage.</li></ul><p>Liste complète des signes d’alerte : page <a href="/machoire-atm-migraines-cephalees/">Mâchoire, ATM, migraines et céphalées</a>.</p></blockquote>
<blockquote class="vg-cab"><p class="vg-t">Consultation spécialisée – douleurs de mâchoire, migraines, céphalées</p><p>Avec Valentine GUR · premier rendez-vous de 45 minutes. Votre mutuelle peut prendre en charge tout ou partie de la séance*, selon votre contrat : pensez à vérifier vos droits. Sur demande, une facture vous est fournie après la séance pour votre remboursement.<span class=b5-ast>*L’ostéopathie n’est pas remboursée par la Sécurité sociale.</span></p><p>Apportez, si vous les avez : le courrier de votre médecin, chirurgien-dentiste ou orthodontiste, vos examens récents (panoramique dentaire, cone beam, IRM), votre gouttière et la liste de vos traitements. Avec votre accord, un compte rendu peut être adressé au praticien qui vous suit.</p><p class="vg-cta"><a class="vg-btn" href="https://www.doctolib.fr/osteopathe/nantes/valentine-gur/booking/motives?specialityId=9&amp;telehealth=false&amp;placeId=practice-368254&amp;vmids%5B%5D=17169526&amp;vmids%5B%5D=17169530&amp;profile_skipped=true&amp;bookingFunnelSource=external_referral" target="_blank" rel="noopener">Prendre RDV · Mâchoire et ATM</a></p></blockquote>
<p class="vg-note"><em>Cet article fournit une information générale et ne remplace pas un diagnostic médical ou dentaire.</em></p>
<h2>Références</h2>
<ol class="vg-refs"><li>Lobbezoo F, Ahlberg J, Raphael KG, Wetselaar P, Glaros AG, Kato T, et al. International consensus on the assessment of bruxism: report of a work in progress. J Oral Rehabil. 2018;45(11):837-44. <a href="https://doi.org/10.1111/joor.12663" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1111/joor.12663</a></li><li>Verhoeff MC, Lobbezoo F, Ahlberg J, Bender S, Bracci A, Colonna A, et al. Updating the bruxism definitions: report of an international consensus meeting. J Oral Rehabil. 2025;52(9):1335-42. <a href="https://doi.org/10.1111/joor.13985" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1111/joor.13985</a></li><li>Manfredini D, Lobbezoo F. Role of psychosocial factors in the etiology of bruxism. J Orofac Pain. 2009;23(2):153-66.</li><li>Huynh N, Manzini C, Rompré PH, Lavigne GJ. Weighing the potential effectiveness of various treatments for sleep bruxism. J Can Dent Assoc. 2007;73(8):727-30. <a href="https://www.cda-adc.ca/jcda/vol-73/issue-8/727.pdf" target="_blank" rel="noopener">cda-adc.ca</a></li><li>Michalek-Zrabkowska M, Martynowicz H, Wieckiewicz M, Smardz J, Poreba R, Mazur G. Cardiovascular implications of sleep bruxism: a systematic review with narrative summary and future perspectives. J Clin Med. 2021;10(11):2245. <a href="https://doi.org/10.3390/jcm10112245" target="_blank" rel="noopener">doi:10.3390/jcm10112245</a></li><li>Manfredini D, Visscher CM, Guarda-Nardini L, Lobbezoo F. Occlusal factors are not related to self-reported bruxism. J Orofac Pain. 2012;26(3):163-7.</li><li>Schiffman E, Ohrbach R, Truelove E, Look J, Anderson G, Goulet JP, et al. Diagnostic Criteria for Temporomandibular Disorders (DC/TMD) for clinical and research applications: recommendations of the International RDC/TMD Consortium Network and Orofacial Pain Special Interest Group. J Oral Facial Pain Headache. 2014;28(1):6-27. <a href="https://doi.org/10.11607/jop.1151" target="_blank" rel="noopener">doi:10.11607/jop.1151</a></li><li>Macedo CR, Silva AB, Machado MAC, Saconato H, Prado GF. Occlusal splints for treating sleep bruxism (tooth grinding). Cochrane Database Syst Rev. 2007;(4):CD005514. <a href="https://doi.org/10.1002/14651858.CD005514.pub2" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1002/14651858.CD005514.pub2</a></li><li>Riley P, Glenny AM, Worthington HV, Jacobsen E, Robertson C, Durham J, et al. Oral splints for patients with temporomandibular disorders or bruxism: a systematic review and economic evaluation. Health Technol Assess. 2020;24(7):1-224. <a href="https://doi.org/10.3310/hta24070" target="_blank" rel="noopener">doi:10.3310/hta24070</a></li></ol>
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		<title>Ma mâchoire craque : est-ce grave ?</title>
		<link>https://osteo-kine-nantes.com/2026/10/26/machoire-qui-craque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valentine GUR]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 08:29:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mâchoire et ATM]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://osteo-kine-nantes.com/?p=18910</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un claquement isolé, sans douleur ni blocage, est fréquent et ne demande en général pas de traitement.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<div class="vg-art">
<h2>L’essentiel</h2>
<p>Un claquement de l’articulation temporo-mandibulaire (l’ATM, l’articulation de la mâchoire, juste devant l’oreille) est fréquent et n’est pas forcément pathologique.</p>
<p>Un bruit articulaire isolé, stable, sans douleur, sans blocage et sans limitation de l’ouverture ne nécessite pas, en règle générale, de traitement [1, 2].</p>
<p>Une revue systématique consacrée aux déplacements du disque de l’ATM conclut que le déplacement discal avec réduction — l’un des mécanismes pouvant provoquer un « clic » — est fréquent et reste le plus souvent stable et indolore, souvent toute la vie [1].</p>
<p>Il faut donc éviter deux excès : considérer tous les craquements comme inquiétants ou, au contraire, ignorer un bruit accompagné de douleur ou d’une modification du fonctionnement de la mâchoire.</p>
<h2>Pourquoi une articulation peut-elle claquer ?</h2>
<p>L’ATM contient un disque articulaire, situé entre le condyle de la mandibule et l’os temporal. Dans certaines configurations, ce disque se trouve déplacé, le plus souvent vers l’avant, puis reprend sa position au cours de l’ouverture : ce passage peut produire un claquement perceptible [1].</p>
<p>Mais un bruit ne permet pas, à lui seul, de connaître la position exacte du disque. C’est pourquoi le DC/TMD, la référence internationale pour le diagnostic des DTM (dysfonctionnements temporo-mandibulaires), combine l’histoire du patient et plusieurs éléments d’examen plutôt que de conclure sur la seule présence d’un bruit. Lorsque la position du disque doit être confirmée, l’examen de référence est l’IRM [3].</p>
<h2>Claquement ou crépitement : ce n’est pas la même chose</h2>
<p>Un claquement est généralement bref et net. Un crépitement est plutôt un bruit de frottement, comme du « sable ».</p>
<p>Dans le DC/TMD, un crépitement perçu à l’examen oriente vers une atteinte dégénérative de l’articulation (arthrose de l’ATM), dont la confirmation repose sur l’imagerie : scanner ou cone beam [3]. Là encore, le bruit seul ne suffit pas à établir un diagnostic.</p>
<p>Lorsqu’une exploration du disque ou de l’articulation est réellement nécessaire, c’est le chirurgien-dentiste, l’orthodontiste, le chirurgien maxillo-facial ou le médecin qui décide des examens complémentaires appropriés.</p>
<h2>Quand le craquement mérite-t-il d’être évalué ?</h2>
<p>Il est surtout utile de consulter lorsque le craquement s’accompagne d’une douleur, d’un blocage, même bref, d’une diminution de l’ouverture, d’une modification récente importante, d’un traumatisme ou d’une difficulté pour manger [1, 2].</p>
<p>Une articulation qui craque depuis quinze ans sans aucune douleur n’a pas la même signification qu’une articulation devenue brutalement douloureuse et limitée depuis trois jours. Le contexte et l’évolution comptent davantage que le bruit isolé.</p>
<h2>Faut-il « remettre le disque en place » ?</h2>
<p>Non, ce n’est pas l’objectif. Une prise en charge conservatrice ne cherche pas à replacer manuellement une structure dont la position n’a d’ailleurs pas été vérifiée par l’imagerie.</p>
<p>Elle vise la douleur, la mobilité, le fonctionnement de la mâchoire et les facteurs qui entretiennent les symptômes lorsqu’ils sont présents. Les recommandations privilégient une prise en charge initiale conservatrice pour les DTM courants [2, 4].</p>
<h2>Au cabinet</h2>
<p>Pour un claquement sans douleur ni gêne, aucune séance n’est nécessaire.</p>
<p>Lorsqu’une évaluation est utile, le bilan permet de distinguer le simple bruit articulaire d’un tableau associant douleur ou modification du fonctionnement. Sont notamment observés l’ouverture de la bouche, les latéralités, la trajectoire d’ouverture, les éventuels blocages et la reproduction, ou non, de la douleur habituelle.</p>
<p>Si les éléments retrouvés nécessitent un diagnostic dentaire ou un examen complémentaire, vous êtes réorienté vers le praticien adapté.</p>
<blockquote class="vg-alert"><p class="vg-t">Quand consulter d’abord, sans attendre</p><ul><li><b>Appelez le 15 (ou le 112)</b> : douleur de la mâchoire à l’effort, ou avec une douleur dans la poitrine, un essoufflement ou des sueurs ; faiblesse d’un côté du corps, visage qui se déforme, trouble de la parole, même bref, ou trouble de la vue nouveau ou inhabituel, même bref ; mal de tête explosif, maximal dès le début ; gonflement du visage ou du cou qui s’étend vite, avec difficulté à avaler ou à respirer.</li><li><b>Sans attendre</b> : aux urgences après un choc sur la mâchoire, surtout si les dents ne s’emboîtent plus comme avant ; aux urgences ou chez un chirurgien-dentiste si la bouche reste bloquée ouverte.</li><li><b>Le jour même</b> : votre médecin si, après 50 ans, apparaissent un mal de tête récent, une douleur de la mâchoire en mâchant, un cuir chevelu douloureux ou un trouble de la vue (aux urgences si la vue baisse) ; votre chirurgien-dentiste ou votre médecin en cas de gonflement du visage ou de la gencive, de fièvre ou de douleur dentaire importante.</li><li><b>Rapidement, un médecin ou un chirurgien-dentiste</b> : ouverture de la bouche qui diminue peu à peu, dents qui ne s’emboîtent plus comme avant, engourdissement de la lèvre, du menton ou du visage.</li></ul><p>Liste complète des signes d’alerte : page <a href="/machoire-atm-migraines-cephalees/">Mâchoire, ATM, migraines et céphalées</a>.</p></blockquote>
<blockquote class="vg-cab"><p class="vg-t">Consultation spécialisée – douleurs de mâchoire, migraines, céphalées</p><p>Avec Valentine GUR · premier rendez-vous de 45 minutes. Votre mutuelle peut prendre en charge tout ou partie de la séance*, selon votre contrat : pensez à vérifier vos droits. Sur demande, une facture vous est fournie après la séance pour votre remboursement.<span class=b5-ast>*L’ostéopathie n’est pas remboursée par la Sécurité sociale.</span></p><p>Apportez, si vous les avez : le courrier de votre médecin, chirurgien-dentiste ou orthodontiste, vos examens récents (panoramique dentaire, cone beam, IRM), votre gouttière et la liste de vos traitements. Avec votre accord, un compte rendu peut être adressé au praticien qui vous suit.</p><p class="vg-cta"><a class="vg-btn" href="https://www.doctolib.fr/osteopathe/nantes/valentine-gur/booking/motives?specialityId=9&amp;telehealth=false&amp;placeId=practice-368254&amp;vmids%5B%5D=17169526&amp;vmids%5B%5D=17169530&amp;profile_skipped=true&amp;bookingFunnelSource=external_referral" target="_blank" rel="noopener">Prendre RDV · Mâchoire et ATM</a></p></blockquote>
<p class="vg-note"><em>Cet article fournit une information générale et ne remplace pas un diagnostic médical ou dentaire.</em></p>
<h2>Références</h2>
<ol class="vg-refs"><li>Naeije M, te Veldhuis AH, te Veldhuis EC, Visscher CM, Lobbezoo F. Disc displacement within the human temporomandibular joint: a systematic review of a ’noisy annoyance’. J Oral Rehabil. 2013;40(2):139-58. <a href="https://doi.org/10.1111/joor.12016" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1111/joor.12016</a></li><li>Beecroft E, Palmer J, Penlington C, Avery L, Aggarwal V, Chase M, et al. Management of painful temporomandibular disorder in adults. NHS England (GIRFT), Royal College of Surgeons of England; 2024 (version 1.1, 2025). <a href="https://www.rcseng.ac.uk/-/media/FDS/Comprehensive-guideline-Management-of-painful-Temporomandibular-disorder-in-adults.pdf" target="_blank" rel="noopener">rcseng.ac.uk</a></li><li>Schiffman E, Ohrbach R, Truelove E, Look J, Anderson G, Goulet JP, et al. Diagnostic Criteria for Temporomandibular Disorders (DC/TMD) for clinical and research applications: recommendations of the International RDC/TMD Consortium Network and Orofacial Pain Special Interest Group. J Oral Facial Pain Headache. 2014;28(1):6-27. <a href="https://doi.org/10.11607/jop.1151" target="_blank" rel="noopener">doi:10.11607/jop.1151</a></li><li>Busse JW, Casassus R, Carrasco-Labra A, Durham J, Mock D, Zakrzewska JM, et al. Management of chronic pain associated with temporomandibular disorders: a clinical practice guideline. BMJ. 2023;383:e076227. <a href="https://doi.org/10.1136/bmj-2023-076227" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1136/bmj-2023-076227</a></li></ol>
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		<item>
		<title>Douleur à la mâchoire : quand s’inquiéter et qui consulter ?</title>
		<link>https://osteo-kine-nantes.com/2026/10/26/douleur-machoire-quand-s-inquieter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valentine GUR]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 08:29:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mâchoire et ATM]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://osteo-kine-nantes.com/?p=18909</guid>

					<description><![CDATA[<p>D’où peut venir la douleur, ce qui doit faire consulter d’abord, et à quoi sert le bilan.</p>
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<div class="vg-art">
<h2>L’essentiel</h2>
<p>Une douleur de mâchoire peut provenir des muscles qui permettent de mâcher, de l’articulation temporo-mandibulaire — l’ATM, juste devant l’oreille — ou d’autres structures de la face, du cou et de la bouche.</p>
<p>On parle de dysfonctionnements temporo-mandibulaires, ou DTM, lorsque les symptômes concernent les muscles masticateurs, les articulations temporo-mandibulaires ou les structures associées. Ils peuvent associer douleur, difficulté à ouvrir la bouche, blocage ou bruits articulaires [1].</p>
<p>Une douleur de mâchoire ne signifie pas pour autant « DTM » : une dent, une infection et, plus rarement, le cœur ou une artère peuvent en être la cause [2, 3]. Le premier enjeu est donc de comprendre ce qui fait mal, depuis quand, dans quelles circonstances, et ce qui modifie la douleur.</p>
<h2>Comment reconnaître une douleur liée au fonctionnement de la mâchoire ?</h2>
<p>Dans les critères diagnostiques internationaux des DTM, le DC/TMD, un élément essentiel est de rechercher si la douleur habituelle est modifiée par l’ouverture de la bouche, la mastication, le bâillement ou d’autres mouvements de la mâchoire [1].</p>
<p>L’examen cherche ensuite si cette douleur « familière » peut être reproduite de manière contrôlée, lors de certains mouvements ou lors de la palpation des muscles masséters et temporaux (les principaux muscles de la mastication) ou de l’ATM [1].</p>
<p>C’est une nuance importante : une zone sensible à la palpation n’est pas forcément responsable de la plainte. Ce qui compte, c’est de retrouver — ou non — la douleur que le patient reconnaît comme la sienne [1].</p>
<p>L’article d’Ehrmann, Bernabeu et Charavet consacré au dépistage des DTM en orthodontie propose une démarche structurée : entretien, examen clinique puis, si nécessaire, examens complémentaires ou orientation vers un autre praticien [4].</p>
<h2>La mâchoire ne s’examine pas isolément</h2>
<p>Les DTM sont aujourd’hui considérés comme des troubles multifactoriels [1, 3]. On peut donc s’intéresser à la fois aux antécédents de traumatisme, aux habitudes de la mâchoire, au sommeil, à d’autres douleurs musculaires ou articulaires, aux traitements en cours et, lorsque c’est pertinent, au contexte psychologique.</p>
<p>Cela ne signifie pas que le stress, la posture ou le sommeil « causent » systématiquement la douleur.</p>
<p>Dans une étude française récente portant sur 595 patients consultant pour un DTM, les antécédents les plus fréquents étaient musculo-articulaires (22 %) et neuro-psychiatriques (20 %) ; les auteurs concluent qu’il n’existe pas de profil médical spécifique du patient DTM, mais plutôt une vulnérabilité ciblée [5].</p>
<p>L’objectif est donc de rechercher les facteurs pertinents, sans inventer de lien de cause à effet.</p>
<h2>Quand consulter d’abord un médecin ou un chirurgien-dentiste ?</h2>
<p>Certaines situations ne relèvent pas d’un bilan fonctionnel en première intention.</p>
<blockquote class="vg-alert"><p class="vg-t">Quand consulter d’abord</p><ul><li><b>Appelez le 15 (ou le 112)</b> si la douleur de mâchoire apparaît à l’effort ou s’accompagne d’une douleur dans la poitrine, d’un essoufflement, de sueurs ou d’un malaise [6, 7] ; en cas de faiblesse ou d’engourdissement d’un côté du corps, de visage qui se déforme, de trouble soudain de la parole, même bref, ou de trouble de la vue nouveau ou inhabituel, même bref [8] ; en cas de gonflement du visage ou du cou qui s’étend vite, avec difficulté à avaler, à respirer ou à ouvrir la bouche [3].</li><li><b>Sans attendre, aux urgences</b> après un choc sur la mâchoire, surtout si les dents ne s’emboîtent plus comme avant ; <b>aux urgences ou chez un chirurgien-dentiste</b> si la bouche reste bloquée ouverte [2, 3].</li><li><b>Voyez votre médecin le jour même</b> si, après 50 ans, apparaissent un mal de tête récent ou une douleur nouvelle de la tempe, une douleur de la mâchoire en mâchant, un cuir chevelu douloureux ou un trouble de la vue ; allez aux urgences si la vue baisse ou se dédouble, même brièvement [9].</li><li><b>Voyez le jour même votre chirurgien-dentiste ou votre médecin</b> en cas de gonflement du visage ou de la gencive, de fièvre, de douleur dentaire importante ou de suspicion d’infection.</li><li><b>Consultez rapidement un médecin ou un chirurgien-dentiste</b> si l’ouverture de la bouche diminue progressivement, si les dents ne s’emboîtent plus comme avant, en cas d’engourdissement de la lèvre, du menton ou du visage, de boule dans le cou, de plaie de la bouche ou de voix enrouée depuis plus de 3 semaines, de perte de poids inexpliquée, ou de douleur nouvelle de la mâchoire si vous avez eu un cancer ou prenez un traitement des os (bisphosphonates, dénosumab) [2, 3].</li></ul></blockquote>
<h2>Quelle place pour une prise en charge fonctionnelle ?</h2>
<p>Lorsque les situations qui demandent une prise en charge médicale ou dentaire spécifique ont été écartées, les recommandations actuelles pour les DTM douloureux privilégient des stratégies conservatrices et réversibles [3, 10].</p>
<p>Pour les douleurs chroniques associées aux DTM (depuis 3 mois ou plus), une recommandation internationale publiée dans le BMJ en 2023 recommande fortement les soins usuels (explications, conseils, exercices à domicile), les exercices de mâchoire supervisés, la mobilisation par un thérapeute, le travail manuel des points gâchettes, les exercices posturaux supervisés et la thérapie cognitivo-comportementale [10].</p>
<p>Cela ne signifie pas que toutes ces interventions conviennent à chaque patient. Le traitement dépend du type de DTM, de la durée des symptômes, de leur retentissement et du diagnostic posé, lorsqu’un diagnostic médical ou dentaire est nécessaire.</p>
<h2>Au cabinet</h2>
<p>Le premier rendez-vous dédié à la mâchoire dure 45 minutes. Il comprend un entretien détaillé, l’évaluation de la douleur et de la fonction de la mâchoire, des mesures d’ouverture et de latéralité, l’observation de la trajectoire d’ouverture et un examen fonctionnel des muscles et des articulations.</p>
<p>L’objectif n’est pas de se substituer au chirurgien-dentiste, à l’orthodontiste ou au médecin, mais de déterminer si une prise en charge fonctionnelle est pertinente et, avec votre accord, de transmettre les informations utiles au praticien qui vous suit.</p>
<blockquote class="vg-cab"><p class="vg-t">Consultation spécialisée – douleurs de mâchoire, migraines, céphalées</p><p>Avec Valentine GUR · premier rendez-vous de 45 minutes. Votre mutuelle peut prendre en charge tout ou partie de la séance*, selon votre contrat : pensez à vérifier vos droits. Sur demande, une facture vous est fournie après la séance pour votre remboursement.<span class=b5-ast>*L’ostéopathie n’est pas remboursée par la Sécurité sociale.</span></p><p>Apportez, si vous les avez : le courrier de votre médecin, chirurgien-dentiste ou orthodontiste, vos examens récents (panoramique dentaire, cone beam, IRM), votre gouttière et la liste de vos traitements. Avec votre accord, un compte rendu peut être adressé au praticien qui vous suit.</p><p class="vg-cta"><a class="vg-btn" href="https://www.doctolib.fr/osteopathe/nantes/valentine-gur/booking/motives?specialityId=9&amp;telehealth=false&amp;placeId=practice-368254&amp;vmids%5B%5D=17169526&amp;vmids%5B%5D=17169530&amp;profile_skipped=true&amp;bookingFunnelSource=external_referral" target="_blank" rel="noopener">Prendre RDV · Mâchoire et ATM</a></p></blockquote>
<p class="vg-note"><em>Cet article fournit une information générale et ne remplace pas un diagnostic médical ou dentaire.</em></p>
<h2>Références</h2>
<ol class="vg-refs"><li>Schiffman E, Ohrbach R, Truelove E, Look J, Anderson G, Goulet JP, et al. Diagnostic Criteria for Temporomandibular Disorders (DC/TMD) for clinical and research applications: recommendations of the International RDC/TMD Consortium Network and Orofacial Pain Special Interest Group. J Oral Facial Pain Headache. 2014;28(1):6-27. <a href="https://doi.org/10.11607/jop.1151" target="_blank" rel="noopener">doi:10.11607/jop.1151</a></li><li>NHS Greater Glasgow and Clyde. TMD: red flags and serious pathology. Right Decision Service; 2024. <a href="https://rightdecisions.scot.nhs.uk/ggc-msk-index/tmd/red-flags-and-serious-pathology" target="_blank" rel="noopener">rightdecisions.scot.nhs.uk</a></li><li>Beecroft E, Palmer J, Penlington C, Avery L, Aggarwal V, Chase M, et al. Management of painful temporomandibular disorder in adults. NHS England (GIRFT), Royal College of Surgeons of England; 2024 (version 1.1, 2025). <a href="https://www.rcseng.ac.uk/-/media/FDS/Comprehensive-guideline-Management-of-painful-Temporomandibular-disorder-in-adults.pdf" target="_blank" rel="noopener">rcseng.ac.uk</a></li><li>Ehrmann E, Bernabeu M, Charavet C. Dysfonctionnements temporo-mandibulaires et orthodontie : comment conduire un examen de dépistage ? Orthod Fr. 2024;95(1):19-33. <a href="https://doi.org/10.1684/orthodfr.2024.146" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1684/orthodfr.2024.146</a></li><li>Robin O, Audignon AL, Gebeile-Chauty S. Quel est le profil médical des patients consultant pour des dysfonctionnements temporo-mandibulaires ? Une étude descriptive et analytique sur 595 cas. Orthod Fr. 2026;97(2):189-99. <a href="https://doi.org/10.1684/orthodfr.2026.232" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1684/orthodfr.2026.232</a></li><li>Haute Autorité de santé. Lutte contre l’infarctus : nous sommes tous concernés. 2007. <a href="https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/infarctus_myocarde_patient.pdf" target="_blank" rel="noopener">has-sante.fr</a></li><li>Kreiner M, Falace D, Michelis V, Okeson JP, Isberg A. Quality difference in craniofacial pain of cardiac vs. dental origin. J Dent Res. 2010;89(9):965-9. <a href="https://doi.org/10.1177/0022034510370820" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1177/0022034510370820</a></li><li>Assurance Maladie. AVC : que faire ? 2026. <a href="https://www.ameli.fr/assure/sante/urgence/pathologies/avc" target="_blank" rel="noopener">ameli.fr</a></li><li>van der Geest KSM, Sandovici M, Brouwer E, Mackie SL. Diagnostic accuracy of symptoms, physical signs, and laboratory tests for giant cell arteritis: a systematic review and meta-analysis. JAMA Intern Med. 2020;180(10):1295-304. <a href="https://doi.org/10.1001/jamainternmed.2020.3050" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1001/jamainternmed.2020.3050</a></li><li>Busse JW, Casassus R, Carrasco-Labra A, Durham J, Mock D, Zakrzewska JM, et al. Management of chronic pain associated with temporomandibular disorders: a clinical practice guideline. BMJ. 2023;383:e076227. <a href="https://doi.org/10.1136/bmj-2023-076227" target="_blank" rel="noopener">doi:10.1136/bmj-2023-076227</a></li></ol>
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